Réflexion L2 et Technologies
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Caroline PARREL LIN 6410 : Didactique du français langue seconde et technologies de la communication
Travail Réflexion L2 et technologie
? Travail remis à Martine PETERS
Université du Québec à Montréal Le 21 novembre 2002
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Les nouveaux programmes du ministère de l’éducation du Québec ont été récemment modifiés et mettent l’accent davantage sur les nouvelles technologies. De ce fait les élèves sont donc sensibilisés dès leur plus jeune âge à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet car ces technologies font partie intégrante de la société d’aujourd’hui, et ils auront rapidement besoin d’utiliser ces outils dans leur vie de tous les jours. L’apparition des nouvelles technologies dans la salle de classe de langue seconde est un apport fructueux pour les apprenants et les enseignants dans le sens où elles offrent un gain de temps non négligeable et comme le souligne JM Bérard (1997) « contribue aux apprentissages fondamentaux » en développant « des qualités de méthode et de rigueur. » Le traitement de texte permet aux élèves de mieux concevoir les étapes de révision et de réécriture de texte car il leur facilite la tâche : pas besoin de réécrire le texte entièrement, ce dernier est d’ailleurs propre et lisible dès le premier jet, et la possibilité d’insérer rapidement de nouveaux éléments et de corriger les fautes facilement encourage l’élève. ( pour voir le TP 1) C’est donc une motivation pour les apprenants qui se sentent souvent découragés par ces deux étapes de la tâche d’écriture. Cependant, une utilisation abusive du correcteur orthographique, ainsi qu’une mauvaise maîtrise du clavier peuvent s’avérer négatives pour l’élève. Il est nécessaire de lui expliquer que le correcteur orthographique peut détecter des fautes qui n’en sont pas et inversement, ne pas déceler des erreurs qui existent. L’ordinateur doit aussi être utilisé de façon pondérée de manière a ne pas dénigrer l’écriture manuscrite. L’enseignant se voit diminuer la tâche et la longueur de travail, par exemple par l’utilisation du logiciel Excel pour le calcul des notes. Les logiciels Power Point ( pour voir TP 2) ou Publisher lui permettent de réaliser des activités (comme la création d’un dépliant) beaucoup plus compliquées et longue à réaliser sans l’ordinateur. Internet peut également être un outil précieux en salle de classe s’il est utilisé correctement. Quand on s’en sert comme source d’information, la recherche effectuée doit être guidée par une tâche afin qu’elle soit productive. ( pour voir TP 3) Dans ce cas les apprenants ont accès à une large proportion d’informations sur de nombreux sujets. Mais si la recherche n’est pas guidée le résultat peut-être plus négatif que positif dans le sens où les apprenants ne trouveront pas toujours l’information désirée et où ils peuvent se retrouver avec trop de résultats désordonnés qui leur apportent finalement plus de travail par la nécessité d’effectuer une synthèse et un tri des documents trouvés. Selon François Mangenot (1998), « le contenu thématique n’est ni visible ni explorable de façon exhaustive, avec la certitude de pouvoir toujours retrouver les mêmes données au même endroit. » mais « les activités proposées sur le réseau, par certains sites pédagogiques, présenteront d’autant plus d’intérêt qu’elles demanderont d’aller rechercher des données sur d’autres sites. Grâce aux produits multimédias l’élève peut également se perfectionner, seul, en dehors de la salle de classe. Il peut explorer plus profondément un site visité lors de son cours de langue seconde. Internet offre aussi la possibilité de créer des projets de grande envergure avec des classes venant d’autres pays. Les débats ou discussions à distance sont plus facilement gérables sur Internet qu’avec le courrier traditionnel et ils ouvrent un volet culturel et interactif intéressant pour les apprenants. La communication réelle et vivante encourage la motivation et la curiosité et permet des variantes et des possibilités pédagogiques admirables. Selon les auteurs Dumont, Desgagné et Chartrand (2001), « le but ultime est d’intégrer les NTIC dans une démarche d’enseignement axée sur la transversabilité des savoirs » D’une manière générale, les NTIC doivent être utilisées dans un but, avec des objectifs précis. Elles doivent faire partie d’un apprentissage et ne pas être utilisées seulement pour faire de l’informatique. En résumé, comme l’expliquent L. Gaudet et C. LeBlanc (2001), « L’apprentissage par l’intégration des technologies de l’information et des communications n’est pas un choix pour les intervenants du milieu de l’enseignement. Les TIC offrent bien trop à l’élève pour que nous laissions celles-ci de côté. Il est nécessaire que chacun accepte l’école dorénavant informatisée et branchée »
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Références :
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